septembre 29, 2004

Créer son monde/se faire entendre

Faire des pages violentes, des pages évidentes, des pages amusantes, des pages sexy, des pages d’amour et mélanger tout cela pour dire une seule chose.

Que chacun est important, que chacun est unique et qui si on arrivait à accepter cela chacun dans notre coin, si on arrivait à l’accepter pour les autres on pourrait construire un monde de différences, construire avec tous plutôt que de détruire avec quelques uns contre tous.

Ecrire un poême pour faire comprendre qu’il s’agit d’autre chose qu’un simple bavardage.

Jack l’éléphant et Justine la souris se promènent dans la savane. C’est le matin. Il fait chaud...
Justine - Laisse moi monter sur ta tête jack j’y verrais mieux.
Jack - Voilà appuie toi sur ma trompe... Voilà , ça y est. Tu es bien installée.
Justine - On y voit mieux de la haut, dis jack ! C’est grand la savane ! Je ne l’avais jamais vu comme ça...
Jack - Et oui avec ta petite taille tu vois rien...
Justine - Et alors mois je vois aussi plein de choses que tu ne vois pas, c’est pas pareil...
Jack - Tu as déjà rencontré des hommes ?
Justine - Oh oui et je dois faire attention moi car ils ne me voient pas, oui ce sont des animaux qui parlent beaucoup.
Jack - Oui c’est çà, ils crient, s'excitent souvent et il faut faire attention car ils ont des humeurs tu sais !
Justine - Tu veux dire quoi par humeur ?
Jack - Un matin ils sont souriants, gais, ils vous caressent et puis tout d’un coup ils s’énervent on ne sait pas pourquoi. Et alors ils se défoulent sur nous, toi tu as de la chance tu peux disparaître et te faire toute petite. Moi je ne peux pas...
Justine - Je me demande bien d’où elles viennent ces humeurs ?
Jack - Je sais pas et puis bon regarde il fait beau , ça me fatigue de penser à eux.
Justine - Arrête de bouger tout le temps Jack. Je vais tomber.

Et ils continuent leur chemin, Justine a enfin trouvé une position confortable sur la tête de Jack et commence même à s’endormir...

septembre 21, 2004

La douceur du regard

L’enfant est né
Il est comme il est
Le premier cri pour arriver au monde
Les premiers bruits
Les premières mains
Le regard des autres
Est il le bienvenu ?

L’enfant grandit
Il choisit
Il va choisir sa voie
Elle est peut être déjà choisi
Le sait il ?

La voie est elle bonne, mauvaise ?
La vie s’annonce devant lui

L’habitude du regard des autres
Son regard sur les autres
Pareil
Toujours les mêmes
Et pourtant il n’est pas le même tous les jours
Il se trompe
Comment lui dire ?
Se trompe t-il vraiment ?
Je ne sais pas
Mon regard peut l’aider
La compréhension qu’il existe par lui même
Ne pas lui faire de mal
L’aider à grandir tout seul avec et sans moi


La douceur pour accepter la vie et la réalité
S’apercevoir que la nature n’est ni bonne ni méchante, elle est
Douce pour ceux qui sont doux
Méchante pour ceux qui sont méchant

Il est grand maintenant
Comment lui parler ?
Comment l’accompagner ?

La douceur de l’autre
Une autre façon d’être
Faire attention a soi et aux autres

septembre 19, 2004

D’une vie à l’autre

Moi je suis chef, mari, femme, cadre, directeur, chômeur, ouvrier et toi t'es qui ?

Ben moi je suis rien depuis que ma femme m’a quitté... Ah si... je suis chômeur.

C’est bien d’avoir un titre, chômeur...

Et si j’étais plutôt légèreté, envie, bateau, voyage, jeu, mer...

Toi tu serais ouverture, sérieux, voile, aventure, liberté...

Nicole je la verrais plutôt rouge, peinture, montagne, grand air...

septembre 17, 2004

Un jour, le sens

L’histoire d’une pelote de laine où les fils sont tous emmélés...

- C’est la qu’il faut tirer...

- Non ici...

- Vas y avance... Tire !

- C’est pas grave coupe et on refera un nœud...

- Attention tu vas faire d’autre nœuds !

- Arrête toi un instant ça ma l’air de plus en plus enmélés

- C’est ta faute tu n’avais pas à tirer si fort !

- Oui mais c’est toi qui a dis qu’il fallait le faire !

- ...

- Tiens un fil... Tire doucement... Attends...

- Tiens regarde ce fil là. Essaye maintenant.

- Ca semble plus facile. Tire un peu plus.

- Doucement...

- Ca y est ça c'est démèlé !

- On va fêter ça ?

septembre 16, 2004

Avec les autres

Parler de ses rêves, les partager, parler de ce que l'on cherche pour le partager.

Parler des succés et des échecs, du chemin que l'on suit pour le partager.

Des millions d’occasions pour que les hommes parlent entre eux.

Et s'ils parlent avec douceur l'espoir viendra d'un autre monde, d'un monde de différence qui libérent la voie pour les émotions de chacun.

août 26, 2004

Un peu d'air frais

La semaine dernière j'ai écouté sur LCI une interview de Jean Michel Ribes, Directeur du théâtre du rond point.

Deux choses m'ont marqué.

La première c'est qu'il parlait des cons et qu'il fallait tuer les cons ou un truc comme cela.
J'ai toujours eu du mal avec ce mot (même si je reste fidèle à Michel Audiard).
Un jour Pierre Tchernia a été interviewé sur ce même thème : « Vous avez du rencontrer pas mal de cons dans vos émissions, comment faisiez vous ? ». Et lui de répondre un peu gêné : « Non je n’en ai jamais rencontré… ».
J'ai essayé d'apprendre à trouver des c... mais chaque fois que je m'y suis essayé et me trouvais en face de la personne concernée je la trouvais normale et avec toujours une explication à son comportement. Non, finalement j'abandonne cet effort de qualifier les gens.

La deuxième idée que j'ai trouvé très intéressante c'est « l'ode aux superficiels », les gens superficiels sont ceux qui vraiment vont faire changer le monde et évitent de se prendre trop au sérieux, permettent de faire sortir de la lourdeur des réflexions intelligentes, du poids que chacun pense qu'il doit assumer.
Quand j'avais 14 ans il y avait dans ma classe quelqu'un qui jouait au PMU et je trouvais cela "pas convenable, pas sérieux"… Maintenant je pense qu'il avait peut être raison…

Jack est allongé sur le ventre près de l’oasis, Justine marche sur sa trompe…

Jack - Où va le monde ? Demain il va faire très chaud, de plus en plus chaud nous disent les scientifiques et même les politiques. Que faut il faire Justine a ton avis ?
Justine - Moi je pense à Guy Lux et Interviles. Tu connais ?
Jack - Attend Justine… Je te parle de choses sérieuses ! Tu es vexée parce que je suis parti la dernière fois sans faire attention à toi ?
Justine - Mais non Jack. Je t'aime bien mais j'aime bien aussi Guy Lux et Intervilles ! Imagine que l'on organise des Intervilles sur l'Europe.
Jack - Ca a déjà été fait. Quel rapport avec mes questions ?
Justine - Imagine qu'on fasse un grand concours en Europe pour Rêver à l'Europe de demain et qu'on réunisse dans les 26 pays des équipes de 10 personnes composées d'un chômeur, un cadre, un dirigeant, un ouvrier, une femme/homme de ménage, un entrepreneur, un fonctionnaire, trois jeunes de 12 ans.
Jack - Oui et alors ?
Justine - On leur demande d'inventer l'Europe de demain et de construire une oeuvre pour partager leur rêve, une sculpture, un tableau, un film, un poème, un livre, un incendie, un truc fou !
Jack – Oui, bon, tu crois que les gens n'ont que cela à faire ?
Justine - Oui sûrement… pour une fois qu'on leur proposerait un truc fou !
Et puis on organiserait des jeux Intervilles où chacun présenterait ses oeuvres, les mettrait aux enchères et ferait concourir les équipes qui les ont construit avec des vachettes.
Jack - T’es folle ?
Justine - Et ceux qui seraient primés seraient ceux qui auraient le plus de point aux épreuves physiques et auraient ainsi le doit de participer au concours européen à Munich.
Jack -
Justine - Les trois premiers auraient droit à un contrat avec Spielberg pour faire un film à partir de leur œuvre.
Jack - La planète se réchauffe de plus en plus…
Justine - Le film serait vu dans le monde entier et un dirigeant à la sortie de la séance dirait
" Et si on parlait tous ensemble..."

Et il se met à pleuvoir, Justine se met à l'abri sous l'oreille de Jack...

août 19, 2004

Avez-vous une carte de visite ?

Cela fait 10 ans que je n'ai pas de carte de visite. Que mettre dessus ? Directeur, sous-directeur, président, chef, ingénieur ou consultant ?
Rien ne me va de tout cela.
Et de toute façon ça n'excite plus personne de dire qu'on est directeur ou ingénieur donc que mettre ?

Parler de moi et de mes histoires ?
C'est un peu petit une carte de visite je pourrais faire en toile de fond un beau dessin avec les couleurs que j'aime.
Puis rajouter ce que j'ai envie de faire : « m'amuser avec les autres, prendre du plaisir en travaillant, se réveiller tous les matins heureux… »
Tout cela est très personnel. Pour avoir un caractère plus professionnel on pourrait mettre « faire du business, préserver l'environnement, rendre les clients satisfaits (bof) construire l'avenir ensemble ».

Voila la signature de la carte de visite faite.
Maintenant je vais y rajouter mes émotions, les mots que j'aime bien : réveil, désir, ouverture, équilibre, légèreté avec l'espoir de communiquer aussi avec les personnes qui ont les mêmes mots.

Ma carte de visite est donc complète : un dessin en fond, une signature et des mots émotions disposés un peu hasard pour que cela fasse joli.

Sur votre blog vous pouvez mettre la liste de vos mots en haut à gauche et puis petit à petit donner du sens à votre signature et à vos mots en y associant les post qui vont se suivre et les blogs que vous aimez bien.

Voila le jeu est démarré !

Parmi mes mots, lequels préférez vous : réveil, désir, ouverture, équilibre ou légèreté ?

Envoyez moi un post pour dire ce que cela évoque pour vous ou des images ou des adresses. On verra bien ce que chacun va dire...

août 18, 2004

Et si on aidait les dirigeants ?

Ils sont là-haut tout en haut et seul face au monde.

Quand j'avais 14 ans je discutais avec un président par hasard en vacances. Je lui disais en parlant des dirigeants que je les voyais tous en slip se promener dans la rue. Horreur ! On ne dit pas cela Bruno ! Bon... Et donc j'ai pensé que les dirigeants étaient différents des autres hommes et que...

Jusqu’au jour où l'éveil arrivant je me suis aperçu que les dirigeants étaient des hommes (des femmes parfois) comme les autres et lorsqu'ils rentraient chez eux ils avaient les mêmes problèmes que tout le monde. Oui, mais certains d'entre eux dirigent le monde et détiennent notre avenir entre leurs mains. Il faut donc en prendre soin, s'occuper d'eux pour qu'ils soient en bonne santé physique et mentale. Ils sont seuls tout là-haut avec qui peuvent ils discuter?

Leurs états d'âme peuvent changer le cours du monde, ce n'est pas de leur faute c'est comme cela. Et si on inventait alors des lieux de respirations pour les puissants ? Pas des Davos où ils poursuivent leur quotidien mais des espaces neutres gratuits professionnels dans lesquels ils peuvent se détendre et rester humains.

Un rêve de plus…

… que ne partagent pas encore Jack et Justine trop occupés à faire face à la chaleur du désert.

Jack - Il fait trop chaud ici. Je m'en vais chercher la fraîcheur et boire un coup là-bas.

Et sur ce Jack avec sa démarche d’éléphant s'élance dans la savane à la recherche d'un peu d'ombre et d'un coin d'eau en oubliant Justine.

Justine – ATTENDS-MOI ! (Pas la peine de crier, il devient sourd avec la distance). Tu es vexé ou quoi ?

Et Justine entreprend un grand voyage de souris pour rejoindre Jack. Elle l'aime bien malgré sa surdité.

Un jour après devant l'oasis...

Justine - Pourquoi tu m'as laissé tomber, tu sais bien que je ne cours pas aussi vite que toi
Jack - ... (Silence)
Justine - Je t'ai vexé, j'ai dit un mot de trop?
Jack - ... (Toujours rien)
Justine - Tu vois, avancer out seul sans les autres c'est pas sympa. On ne sait plus quoi penser. C'est vrai que t'es le plus fort et alors ? Tu ne veux plus de moi ? Dis le moi franchement alors !

Plus moyen de communiquer, un mur de silence, l'attente d'un signe de la part de Jack qui jouit de cette situation.

Justine - Oui tu es très fort, Jack. Je vais prendre soin de toi tu vas voir, tu as mal où ?
Jack - Il fait chaud…
Justine - Tu veux de l'eau ?

Et la discussion dure ainsi toute la journée.

Justine - Tu vois là-bas il fait beau et frais. Allons y. Tu viens Jack ?
Jack – Oui. Pourquoi pas…
Justine - (ça y est il s'est décoincé ouf....) Dis Jack : on parlait des entrepreneurs la dernière fois. Tu te rappelles : ceux qui avançaient avec le sourire…
Jack - Heu oui… Mais quand il fait chaud je ne philosophe plus.
Justine - On peut rester souriant dans la chaleur...
Jack - Oui c'est vrai mais je n’étais pas bien.
Justine - Heureusement que tu ne m'a pas marché dessus alors...

Qui va gagner ? Justine ou Jack ? Et gagner quoi ?

Prochain épisode : Envie ou pas envie.

août 16, 2004

A qui faire confiance ? Une histoire entre un éléphant et une souris

Dernièrement, on nous a appris que les Anglais avaient l'autorisation de procéder au clonage humain dans le cadre de mission thérapeutique.
Plusieurs réactions se sont fait entendre dans le monde pour manifester leur désapprobation au nom de l'éthique.
Et dans 10 ou 20 ans, le clonage humain risquera de devenir banal.
Ce qui est aujourd'hui amoral, plein de danger potentiel et rejeté par nos principes d'éthique, fera la vie de demain peut être.
Et les hommes auront oublié qu'ils y étaient farouchement opposés au nom de l'éthique.
Combien de fois dans le passé avons-nous eu la mémoire courte ?
Mais surtout à qui faire confiance? Qui croire ? Comment se décider ?
Et peut-on entreprendre ce que l'on veut ?

L'éléphant et la souris se mettent donc à philosopher pour répondre à cette question.

L'éléphant (Jack) - Le seul moyen de savoir si une idée, une décision est bonne, c’est de voir pourquoi elle construit un futur plus souriant ou pas ?
Souris (Justine) - Je ne suis pas plus avancée par cette réponse car comment juger de ce qui sera bon pour le futur ?
Jack - Changeons alors de point de vue et regardons les hommes qui portent les décisions. Regardons les entrepreneurs et leurs intentions.
Si leurs intentions sont en phase avec leur désir propre, s’ils sont cohérents entre de qu'ils disent et ce qu'ils font, alors on peut penser qu'ils construisent du sens, de la cohérence et donc ajoutent une pierre de plus pour créer du futur.
Justine - Oui. Et avec ce raisonnement Jack, tous les dictateurs vont avoir grâce à tes yeux : mais les dictateurs savent bien ce qu'ils veulent et ils apportent rarement de la paix et du plaisir pour tous.
Jack - Oui, c'est vrai. Alors il faut des dictateurs « gourous », des dictateurs éveillés.
Justine - Et si tout simplement on rajoutait une autre condition à l'homme décideur entrepreneur : faire en sorte que toutes les personnes avec qui il travaille aient le sourire et fassent les choses de plus en plus facilement, dans un climat positif.
Jack - On a qu'à leur payer des cours de sourire alors...
Justine - Oui je sais que cela s'apprend mais ce dont je parle c'est le sourire qui vient du cœur, celui qui est spontané parce que les gens sont heureux et non pas parce qu'on leur a expliqué qu'il fallait être souriant.
Jack - Bon on fait quoi alors ? Tu m'embrouilles avec ces histoires de sourire du cœur ! C'est trop compliqué pour moi et je ne vois plus le rapport avec la question « peut on entreprendre ce que l'on veut et en qui faire confiance ? ».
Justine - Regarde les gens autour de toi. Regarde ceux qui sont les plus authentiques, ceux qui incarnent le plus ce qu'ils disent. Tu verras qu'à bien regarder ils apportent une confiance dans la vie, dans le temps. Regarde maintenant ceux qui parlent à la télévision, ceux qui décident. Lesquels sont authentiques ? Lesquels portent vraiment sur leur visage ce qu'ils disent ?
Jack - Donc L'entrepreneur éveillé, c'est celui qui est authentique. Mais c'est difficile d'être authentique tout en gagnant de l'argent ?
Justine - Et oui. Et c'est cela le pari de demain, associer Ame et Argent, construire avec les autres en valorisant les différences pour gagner de l'argent.

Prochain post : Où Justine prend peur et n'ose plus parler…

août 12, 2004

De la conquête au rayonnement : Les nomades et les sédentaires

Les nomades détruisent tout sur leur passage pour imposer leurs lois, leurs cultures et accepter après que les hommes puissent vivre.
Ils commencent par analyser, décider entre eux des solutions, les imposer aux autres par la communication, éliminer tous ceux qui ne sont pas d’accord, noyer ensuite le territoire pour être sur que plus personne ne critique et ensuite récréer un nouveau monde en stimulant l'initiative.
Ils occupent ainsi le terrain le temps de tirer sur toutes les laitues avant terme et de les vendre avec un bel emballage Marketing pour expliquer qu'elles ont été élevés dans le respect de la nature.
Et puis ils s’en vont faire la guerre ailleurs.

Les sédentaires n’ont pas beaucoup de richesses à exploiter il doivent faire attention à tout et exploiter au mieux ce qu’ils ont, ils apprennent à tirer profit de la vie et de l’énergie qu’elle apporte, ils laissent les laitues pousser et font tout pour que les laitues soient belles.
Ils regardent parfois longtemps ce qui se passe pour agir quand c'est mûr, puis apprennent à arroser, à faire attention à tout ce qui peut nuire à la graine qu'ils ont plantés, ils essaient même de mettre de la chaleur humaine quand le soleil ne brille pas à l’extérieur, ensuite ils regardent à nouveau intervenant juste que quelques instants pour corriger un peut truc qui dépasse et ils prennent alors du plaisir avec l'autre avec celui qu'il font grandir.
Les racines sont solides, la confiance est solide, ils peuvent ensemble planter d'autres graines sans être obligé de beaucoup se parler, le sens est partagé, la communication se résume à la convivialité des rencontres.

Oui mais les sédentaires risque de s'endormir et les nomades sont la pour les garder éveillés. Le nomade, dans le temps, avec l’apparition de la faiblesse, a envie de devenir sédentaire, le sédentaire avec le temps a sans doute moins d’envie de devenir nomade.

En discutant avec des amis de l'histoire des laitues je vois que l'un d'entre eux devient perplexe. Je sens que quelque chose lui échappe et pourtant cela me semblait clair.
- pourquoi tu "tousses" ?
- je ne comprends pas cette histoire de laitues.
- pourtant c'est simple : si on tire sur les laitues pour les grandir plus vite que la nature on casse les cycles de vie et on se retrouve avec des laitues anormales.
- ha bon ?
- non c’est pas ça ???
- j'avais compris qu'on tirait sur les laitues avec un fusil, je ne voyais pas comment elles pouvaient pousser plus vite.
- ...................

On passe (ou l’on ne passera pas car la guerre aura fait son œuvre) d’un monde fermé à un monde ouvert, d’un monde de domination/soumission à un monde d’adulte.

Un monde fermé est un monde avec des barrières physiques, des barrières de lois
Dans un monde fermé la conquête est possible car on sait ou trouver les choses et les choses ne bougeront pas de place.

Dans un monde ouvert le sol risque de se dérober sous les pieds de celui qui veut imposer sa force.

La force doit se transformer en envie, donner envie aux autres de vous suivre, de vous acheter. La conquête doit laisser la place au rayonnement pour exister.